le Groupe Serge Ferrari investit dans la croissance bleue

Le Groupe Serge Ferrari,  spécialiste de la création de matériaux composites souples, met son savoir-faire au service d’une aquaculture respectueuse du milieu naturel en collaboration avec le bureau d’étude norvégien ECOMERDEN. C'est une nouvelle occasion pour le groupe, basé près de Lyon, d’innover d'expérimenter et de s’inscrire dans la dynamique de la croissance bleue.

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Le groupe Serge Ferrari qui s'est  distingué, depuis sa création en 1973,  par sa capacité à proposer de nouveaux matériaux composites souples, toujours plus performants, investit chaque année près de 5% de son chiffre d’affaires en Recherche &
Développement. Depuis plus de dix ans, le groupe  développe une stratégie environnementale. A ce titre, il s’est doté d’une unité de recyclage basée à Ferrare en Italie, et d’un réseau de collecte européen pour réduire son empreinte environnementale. Il est donc apparu comme une évidence que le groupe s’intéresse également à la croissance bleue.

L’aquaculture comme terrain d’expérimentation

Alors que la production mondiale de la pêche en mer, de l’ordre de 80 millions de tonnes, était stable, la production mondiale de l’aquaculture établissait un nouveau record historique à plus de 90 millions de tonnes  avec une croissance annuelle de près de 7% (1). Cette perspective a sans doute ravivé la curiosité et aiguisé l'appétit du groupe.

C'est ainsi que l'’entreprise rhônalpine, avec le bureau d’étude norvégien ECOMERDEN, a mis au point une membrane, à la fois résistante, lisse et recouverte d’une substance anti-encrassement non toxique destinée à l'aquaculture. Cette membrane habille aujourd’hui les parois d’une cage sous-marine, l’EcoCage .

Tout a commencé en 2010, année où ECOMERDEN sollicite le groupe Serge Ferrari pour développer une membrane qui résisterait à des forces de grande ampleur, en milieu hostile, pouvant être assemblée en usine, puis transportée sur le lieu d'exploitation d’une ferme marine quelle que soit sa situation dans le monde. Cette innovation

a demandé quatre années de travail et de mise au point à l’équipe R&D du groupe. Et c’est donc durant l’été 2015 que le bureau d’étude a installé sa nouvelle cage de 80 tonnes, équipée de la fameuse membrane, dans la ferme marine de Sulefisk As Solund, en Norvège.

Cette réalisation représente une innovation et une avancée majeures dans l’aquaculture car il s'agit bien d'une alternative à la cage sous-marine à filets. En effet, grâce à la membrane conçue par le groupe Serge Ferrari, l’EcoCage est fermée et protège ainsi les fonds marins de toute pollution - les déjections des poissons n'étant plus rejetées dans la mer, mais récupérées, puis transformées en engrais. Autre atout de cette innovation  : un circuit fermé pour l’augmentation de la production. A titre d’exemple, l’EcoCage permet de produire deux fois par an quelque 600 000 saumons, d’un kilo chacun. Enfin, cette membrane est recyclable en fin de vie par le procédé TEXYLOOP.

Aujourd'hui la production mondiale de l’aquaculture continue de croître et fournit près de la moitié du poisson destiné à la consommation humaine. En Europe, l'aquaculture représente environ 20% de la production de poissons et quelque 80 000 emplois directs (2).

Crédit Photo : Groupe Serge Ferrari

Sources :  (1) FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), (2) Commission Européenne

Pour en savoir plus :
www.sergeferrari.com - www.ecomerden.no