La nuit, la mer n'est qu'un bruit, le nouveau roman d'Andrew Miller. Etonnant et captivant

Andrew Miller sait planter un décor. Avec une multitude de détails, il sait entrainer le lectorat dans son histoire. N'est-ce-pas là la meilleure promesse ? 

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Romancier britannique, Andrew Miller, est présenté par la critique "comme l'un des plus talentueux de sa génération". A plus de cinquante ans, il a vécu en Espagne, au Japon, en Irlande, en France. Il est l'auteur de nombreux best-sellers dont plusieurs traduits dans plusieurs langues. Son premier roman "L'homme sans douleur" (1997) a connu un très grand succès. "La nuit, la mer n'est qu'un bruit " est son 7ème ouvrage.

Un parfum de drame

Une femme, Maud, un bateau, le Lodestar, et nous voici embarqués dans cette étrange histoire. Au début du roman, la mer n'est qu'un élément mais on devine qu'il va vite devenir un personnage à part entière. Cette plongée dans l'univers de Maud, une scientifique de la bonne société anglaise, de son compagnon, Tim, un bohème, de Zoé leur fille et de leurs sorties en mer,  a un goût étrange.  Au fil des pages, leur vie quotidienne dérive avec un parfum de drame. Et quand celui-ci survient, comme Maud, nous sommes submergés. Et l'océan devient un refuge. Le talent d'Andrew Miller réside sans aucun doute dans sa capacité à passer d'une vie quotidienne monotone avec un fourmillement de détails les plus techniques aux entrailles les plus secrêtes d'une vie intérieure fracassée.

Ce roman est étonnant. Le lecteur surfe sur une histoire d'amour banale pour mieux plonger au coeur d'une traversée en solitaire d'océans où les naufrages intérieurs sont les plus puissants.



La mer n'est qu'un bruit, Andrew Miller
Editions PIRANHA
19 euros